Biométrie, badge ou QR code : que pouvez-vous déployer ?
Les terminaux reconnaissent six modalités. Le choix n’est pas d’abord technique : trois d’entre elles sont des données biométriques, et leur usage sur le lieu de travail est encadré. Voici de quoi trancher avant de commander du matériel.
Les six modalités
Ce que chacune fait, ce qu’elle exige, et là où elle décroche.
Empreinte digitale
Le lecteur compare un gabarit calculé à partir du doigt. Rapide, peu coûteux, mais inopérant avec des gants et dégradé sur des mains abîmées ou très sèches.
Reconnaissance faciale
Le module combine lumière visible et infrarouge, ce qui le rend exploitable dans des conditions d’éclairage variables. C’est aussi la modalité la plus exposée juridiquement.
Reconnaissance palmaire
Lecture du réseau veineux ou des lignes de la paume, sans contact. Tolère les mains sales ou humides, là où l’empreinte décroche.
Badge RFID
Proximité 125 kHz. Le standard du contrôle d’accès : peu coûteux, remplaçable en cas de perte, mais prêtable d’un collaborateur à l’autre.
Badge NFC
Même principe que le RFID, sur une fréquence plus récente. Permet d’utiliser un téléphone comme badge quand le parc s’y prête.
QR code
Le collaborateur présente un code affiché sur son téléphone. Aucun support à distribuer, aucune donnée sensible, mais dépend du téléphone du salarié.
Ce que dit le cadre légal
En Suisse comme dans l’Union européenne, la ligne de partage ne passe pas entre les technologies mais entre les catégories de données.
Trois des six modalités sont des données sensibles
L’empreinte, le visage et la paume sont des données biométriques au sens du RGPD et de la loi suisse sur la protection des données. Le badge, le NFC et le QR code ne le sont pas. C’est la ligne de partage qui compte, avant toute considération technique.
Une analyse d’impact est attendue
Déployer un dispositif biométrique sur le lieu de travail suppose de documenter la nécessité du traitement, l’absence d’alternative moins intrusive et les mesures de sécurité retenues. Cette analyse se prépare avant la commande du matériel, pas après.
En France, le pointage n’est pas le contrôle d’accès
Le règlement type de la CNIL sur la biométrie au travail encadre les dispositifs de contrôle d’accès aux locaux, aux applications et aux outils de travail. Le suivi des horaires n’en est pas l’objet : justifier la biométrie pour du seul pointage est nettement plus difficile.
Le badge et le QR restent la voie simple
Aucune des trois contraintes ci-dessus ne s’applique au RFID, au NFC ni au QR code. Dans la majorité des déploiements que nous accompagnons, c’est la combinaison qui répond au besoin sans ouvrir de dossier juridique.
Cette page décrit un cadre général et ne remplace pas l’avis d’un conseil juridique. Nous vous aidons à cadrer le choix, pas à qualifier votre traitement.
Six questions pour trancher
Dans notre expérience, la décision se prend sur ces six points, dans cet ordre.
Ce qui ne change pas
Quelle que soit la modalité retenue, Illizeo reçoit les mêmes horodatages et produit le même résultat : la journée reconstituée, onze alertes, six compteurs et l’export de paie.
Parlons de votre site avant de parler de matériel
Le bon terminal dépend de vos flux, de vos contraintes d’hygiène et de ce que vous avez le droit de collecter. Nous regardons les trois ensemble.
